Saint-Sulpice-La-Pointe, du grain à moudre !

Saint-Sulpice-La-Pointe, du grain à moudre !

Saint-Sulpice : "Les dates des élections municipales fixées".

"Les dimanches 26 novembre et 3 décembre, les habitants de Saint-Sulpice éliront un nouveau conseil municipal et donc un maire. Le préfet du Tarn a accepté ce lundi la démission de Laurence Blanc, adjointe au maire. C'était la démission de trop pour la majorité municipale actuelle : plus de possibilité de faire monter un suivant de liste, amputé de plus d'un tiers de conseillers suite à une kyrielle de démissions entre 2014 et 2017, le code électoral prévoit de nouvelles élections..."

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/04/2658498-les-dates-des-elections-municipales-fixees.html

 

 

Dans cet article, Mme Rondi indique : "«Je suis PS et je serai entourée de gens de sensibilité de gauche. Ma liste sera d'Union de Gauche»."

 

Nous avons donc confirmation que Mme Rondi se revendique toujours du PS... A-t-elle réellement le soutien de ce parti ? Au moment des départementales en 2015, le PS local lui-même reconnaissait qu'il y avait eu une "erreur de casting" dans le choix de Mme Rondi comme tête de liste et lui avait même cherché un(e) remplaçant(e) potentiel(le) au poste de maire - relire : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les dessous de la mandature Rondi… sans avoir jamais osé le demander. -... mais les instances du PS comptent maintenant peut-être sur une "prime à la sortante" lors des futures élections, dans une ville où peu de gens sont réellement informés des réalités de la mandature Rondi... et celle-ci jouit de plus d'une vice-présidence au conseil départemental ! Difficile dans ces conditions de "changer de cheval" !? Difficile aussi, malgré tout, d'y voir clair dans les positionnements politiques de Mme Rondi : il n'y a pas si longtemps, celle-ci assistait à une réunion du comité de soutien Hamon sans grand enthousiasme, puis  plus tard à une réunion de campagne de notre député, M. Terlier, REM...

 

Mais laissons-là la cuisine interne du PS et les doutes idéologiques de Mme Rondi, pour nous préoccuper d'une déclaration beaucoup plus choquante : comment celle-ci peut-elle affirmer que sa future liste sera "d'union de gauche", si ce n'est ramener la gauche à un PS exsangue, voir à un proche du PC en la personne de M. Marqués, pour peu que le dit Marqués adhère encore à ce parti et soit encore adhérent de la CGT !? Lors des élections en 2014, il  était possible à celle-ci de revendiquer une liste d'union de gauche, cette liste regroupant des personnes encartées au PS, Parti de Gauche, Europe Ecologie Les Verts, Parti Communiste et des sympathisants de gauche non encartés, mais sans être grand clerc, ni porte-parole de la France Insoumise et d'EE LV, on peut écrire, sans risque de se tromper, que cette fois, Mme Rondi n'aura pas le soutien de ces 2 formations ! En effet,  il n'était question, au fond, pour elle, que d'affichage et de "ratisser large", constat ayant été fait rapidement qu'elle ne souhaitait pas que des lignes partisanes différentes de la sienne s'expriment et qu'elle s'est employée à les museler avec détermination !

 

Non, Mme Rondi ne représente pas la Gauche et trompe les électeurs en l'affirmant ! Et pire, Mme Rondi a de fait gouverné avec l'appui du Front National et de la droite, puisqu'elle explique elle-même que les 2 groupes d'opposition ont voté ses prises de décisions à la quasi unanimité ! De plus, il ne suffit pas de s'autoproclamer de "gauche" : en pratique,  nous n'avons malheureusement pas discerné dans ses actions, des marqueurs spécifiques d'une politique de gauche : à l'heure de son bilan, elle pourra certainement s'en expliquer auprès des saint-sulpiciens... Pour l'anecdote, rappelons, tout de même, que Mme Charaix, adjointe au maire, fidèle de Mme Rondi, s'est laissée aller à son naturel en applaudissant en conseil municipal une saillie de M. Néri, tête de liste FN, ce qui peut légitimement nous faire douter de l'appartenance de certains des colistiers de Mme Rondi à la Gauche !

 

Mais quittons ces préoccupations partisanes, et revenons aux engagements de campagne de Mme Rondi.

 

Souhaitons par-exemple, que celle-ci ne renouvelle pas auprès des saint-sulpiciens ses promesses de "transparence, disponibilité et concertation avec les citoyens" ou encore d'"impartialité, intégrité et exemplarité des élus"... car elle y perdrait sans aucun doute en crédibilité vu ses pratiques effectives en 3 ans 1/2 de mandat. 

 

  • l'absence de concertation promise a, de fait, comme elle l'a elle-même prédit,  "généré déceptions et perte de confiance dans la politique et dans la démocratie participative" chez nos concitoyens;

 

  • Mme Rondi ne croit pas que " La confrontation des points de vue nourrit la qualité de la décision" et n'accepte pas que ses coéquipiers "donnent librement leurs avis, y compris sur des thèmes différents de ses attributions";

 

  • Mme Rondi ne s'est pas "tenue en permanence à l'écoute des citoyens et n'a pas rendu compte des décisions prises", hormis publication légale des comptes rendus des conseils municipaux;

 

  • Son mode de gouvernance n'a pas intégré "la participation de tous les citoyens, dont l'opposition, la co-construction des actions en amont de la décision, et en aval l'information et l'évaluation des mesures prises".

 

 

En conclusion, souhaitons donc que cette fois, par respect pour ses électeurs, Mme Rondi ne s'engage que sur des promesses qu'elle tienne par la suite si elle est élue à nouveau.

 

 

Et dernière remarque sur l'article de la Dépêche : il est écrit que : Le groupe des «frondeurs», 11 élus titulaires et 5 suppléants, qui avait déclenché la première hémorragie en 2015, pourrait bien avoir des envies de revanche". Le mot "revanche" semble inapproprié : nous ne savons pas si des "frondeurs" seraient prêts à participer à une nouvelle liste, mais nous pouvons affirmer que la "revanche" ne pourrait être une motivation première pour eux. Seule la mise en place d'un projet politique au service de l'intérêt général pourrait sans doute les amener à s'investir à nouveau : l'esprit "revanchard" ne saurait y suffire, ni justifier un nouvel engagement. Les "frondeurs" ont déjà donné dans la guerre infructueuse ! Et puis, qu'on le croit ou non,  il y a encore des gens qui souhaitent sincèrement "faire de la politique autrement" et c'est une plutôt une bonne nouvelle ! Certains frondeurs seront-ils désireux de remettre "les mains dans le cambouis" ? A ce jour, nous l'ignorons.

 

A suivre.

 

 

Dgam

 

 

Relire :

Brève : la fin ne justifie pas les moyens.

A l’attention de Solimandici, réponse de Dgam à son commentaire à notre article « calme plat apparent sur la ville ».

 

 



05/10/2017
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